L'Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (FRA) publie régulièrement des aperçus portant sur les droits fondamentaux des réfugié(e)s et des migrant(e)s en Europe. L’aperçu de ce mois comporte une section axée sur la situation de l'éducation des migrant(e)s avec un certain nombre d'exemples concrets dans différents pays. On relève de manière générale le fait de ne pas obtenir l'accès à l'éducation publique (c.-à-d de fréquenter une école ordinaire) en raison d'obstacles dans l'évaluation des compétences et des qualifications et des barrières linguistiques. Dans d'autres cas, l'absence d'activités éducatives avancées et d’activités extra-scolaires a également été mentionnée.

Dans le cadre de la promotion de sa campagne # SaferInternet4EU la Commission européenne cherche à atteindre les enfants, les jeunes, les parents, les enseignant(e)s et les citoyen(ne)s de l'UE en général pour qu’ils/elles deviennent des utilisateurs du numérique autonomes et responsables. La campagne couvre un large éventail de sujets, comme l'esprit critique, l'éducation aux médias et les compétences numériques nécessaires pour identifier et promouvoir l'établissement de rapports sur des sources fiables, les risques inhérents aux nouvelles technologies en ligne et aux périphériques connectés et propose des conseils sur la « netiquette ».

Ce 13 juillet 2018, OELMEK, et OLTEK POED, des organisations membres du CSEE à Chypre, sont en grève pour défendre leur droit à être consultées. Le 2 juillet 2018, le gouvernement chypriote a donné un ultimatum aux syndicats sans les consulter, pour qu’ils accepter les propositions ci-dessous, qui doivent entrer en vigueur le 1er septembre 2018 : augmentation, de 40 périodes, du temps d'enseignement du personnel de l'éducation à tous les niveaux à Chypre ; élimination partielle et/ou totale des programmes spéciaux visant à soutenir les étudiant(e)s défavorisé(e)s, les élèves de nationalité étrangère et issu(e)s de l'immigration ; suppression de l'exemption d’enseigner pour les fonctions et activités syndicales.

Dans le sillage des événements du 20 juillet 2016, 18 632 employé(e)s du secteur public ont été limogé(e)s en raison du décret-loi publié en Turquie le 8 juillet 2018 et déclarant l’état d'urgence. Eğitim Sen a précisé que près de 60 membres de la KESK (Confédération des syndicats des employés de la fonction publique, à laquelle il est affilié), dont 20 universitaires ayant signé la déclaration de paix et 26 affilié(e)s d’Eğitim Sen, sont les cibles du nouveau décret-loi.

Une nouvelle déclaration conjointe des négociateurs de l'Union européenne et du gouvernement du Royaume-Uni sur les progrès des négociations au titre de l'article 50 TUE sur le retrait ordonné du Royaume-Uni de l'Union européenne vient d’être publiée (Juin 2018). Le CSEE regrette de constater que l'éducation et la recherche ne figurent pas encore à l'ordre du jour de la 2e phase des négociations du Brexit pour l'avenir Royaume-Uni-UE. Au lieu de cela, les politiques de sécurité et de défense, la fiscalité, l'approvisionnement et les douanes semblent toujours prioritaires pour les deux parties en négociation.

Des membres du CSEE de France, d’Italie, de l’Allemagne, du Royaume-Uni et de Belgique ont contribué activement aux discussions sur la ségrégation dans l’éducation et dans la profession enseignante à l’occasion du séminaire « Trouver une issue à la ségrégation dans l’enseignement, la formation et l’emploi : Promouvoir l’égalité des genres et le rôle des partenaires sociaux», organisé à Bruxelles, le 3 juillet dernier, par l’Institut européen pour l'égalité entre les hommes et les femmes (EIGE).