La « Plataforma Estatal por la Escuela Pública », une alliance d'organisations pour la protection du système éducatif public en Espagne, a lancé un appel à la grève des universités publiques prévue pour le 24 mars 2015. Parmi les citoyens qui ont répondu à l'appel et ont cessé toute activité professionnelle figurent des membres de F.E.CC.OO et de FETE/UGT, organisations membres du CSEE.

Les membres du Comité du CSEE se sont réunis les 18 et 19 mars 2015, une réunion à mi-chemin entre la conférence de mi-mandat et le Congrès mondial de l'IE. Christine Blower, présidente du CSEE, a accueilli et salué les nouveaux membres du Comité : Lies Van Rompaey de COC, Belgique, et Claudio Franchi de CGIL, Italie, ainsi que les membres issus des pays d'Asie centrale : Maira Amantayeva du Kazakhstan, Nozakova Zulkhiya Zagirdavlatovna, du Tadjikistan et Asylbek Toktogulov du Kirghizistan. Elle a attiré l'attention des membres sur la rotation du siège chypriote entre Shener Hassan Elcil et Constantinos Constantinou de POED, qui témoigne de l'engagement des syndicats d'enseignants chypriotes dans la solidarité syndicale malgré un contexte politique autrement divisé dans leur pays.

Des représentants des organisations membres du CSEE se réunissent chaque année pour discuter de problématiques importantes liées à l'égalité des chances. Cette année, le thème de la réunion du Comité permanent, « Dialogue social et égalité des chances », a fait l'objet d'intenses discussions. La première intervenante externe de cette réunion, Yamile Socolovsky, du Réseau des femmes d'Amérique latine, a présenté le travail accompli par son organisation en vue de favoriser la participation des femmes aux activités syndicales et de défendre les droits des femmes.Jorge Cabrita, chercheur au sein du centre de recherche Eurofound, prend ensuite la parole et présente un rapport sur les partenaires sociaux et l'égalité des genres en Europe.

Le rapport publié par la Fondation ISMU (Iniziative e Studi sulla Multietnicità) affirme que la croissance économique au sein de l'Union européenne est tributaire de la migration issue de pays tiers. En raison de l'évolution démographique et du vieillissement de la population, le marché du travail doit compter sur une main-d'œuvre puisée dans des pays non européens. A cet égard, les résultats des analyses de stratégies d'intégration révèlent notamment que les compétences de nombreux migrants ne sont pas suffisamment reconnues ou valorisées. Si plusieurs raisons expliquent ce manquement, depuis les politiques malavisées jusqu'à la recrudescence de la xénophobie en Europe, il demeure que, le plus souvent, les populations migrantes ne se voient offrir aucune opportunité.

Le vieillissement de la population entraîne à son tour une augmentation du nombre de personnes en situation de handicap - soit 80 millions d'individus recensés en Europe à ce jour. Afin de pouvoir soutenir cette frange de la population, l'Union européenne souhaite renouveler ses engagements en faveur de la protection des personnes en situation de handicap. Cet engagement se fonde sur la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées, laquelle définit des normes minimales pour la protection des personnes touchées par le handicap. L'Union européenne a signé cette convention en février 2011 et, à ce jour, la plupart des Etats membres y adhèrent et sont dans l'obligation de la ratifier.

« Investir dans la croissance et créer de l'emploi: renforcer la contribution des partenaires sociaux », tel fut le thème prometteur du Sommet social tripartite qui s'est tenu en matinée, le 19 mars 2015, avant le lancement de la réunion du printemps 2015 du Conseil européen. Il s'agissait du premier Sommet social tripartite de la Commission Juncker. Ce sommet s'est également tenu dans le sillage de la Conférence de haut niveau sur le dialogue social organisée par la Commission européenne en vue de discuter du très attendu « nouveau départ » pour dialogue social.