Le 2 novembre 2015, a eu lieu la Journée européenne de l'égalité des salaires en vue d’attirer l’attention sur l’écart salarial entre les hommes et les femmes et d’en comprendre les causes. L’écart de rémunération entre les hommes et les femmes au sein de l’Union européenne s’élève à 16,3% et témoigne d’une sensible différence entre le salaire horaire moyen brut des hommes et des femmes. Ainsi, les femmes travailleraient gratuitement deux mois chaque année.

Věra Jourová, Commissaire européenne en charge de la Justice, des Consommateurs et de l’Égalité des genres, a déclaré : « L’égalité des genres constitue l’un des fondements de l’Union européenne. Toutefois, cette journée nous rappelle que l’égalité n’est pas une réalité fondamentale au sein de l’UE. ». Afin de mettre en exergue le sujet, la Commission européenne a créé une animation en ligne donnant un aperçu du sujet et tordant le cou aux préjugés les plus répandus. On y trouve notamment les raisons de l’écart de rémunération horaire au sein des emplois hautement qualifiés et moins qualifiés – elles ne gagnent pas moins parce qu’elles ont choisi des emplois moins qualifiés.

La Commission européenne a, par ailleurs, publié les résultats de l’analyse de sa consultation publique sur l’égalité des genres. Dans l’ensemble, les résultats de l’analyse reflètent les contributions du CSEE et de ses organisations membres. Ils indiquent notamment que les domaines qui exigent une action prioritaire sont l’écart de rémunération entre hommes et femmes, la faible présence des femmes à des postes décisionnels ; les idées reçues sur les rôles des hommes et des femmes dans la société, la violence fondée sur le genre, la violation des droits des femmes à travers le monde ainsi que le manque d’équité dans la répartition des tâches ménagères.

En ce qui concerne les femmes sur le marché du travail,  la problématique qui doit essentiellement être abordée est la difficulté croissante de cumuler travail rémunéré et tâches ménagères. Par ailleurs, il est primordial d’accorder davantage d’importance à la dimension de genre dans les politiques du secteur de l’éducation. Il est intéressant de constater que bien que seuls 11,3% des répondants étaient des organisations de partenaires sociaux, 36,8% des organisations prenant part à la consultation ont confirmé que les partenaires sociaux étaient les plus à même d’assurer l’égalité des genres, juste après les gouvernements des états membres.

Pour lire l’analyse de la consultation publique sur l’égalité des genres (en anglais uniquement), veuillez cliquer here.