Serbie : grève d'avertissement

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Hier, le 4 septembre 2017, le Teachers’ Union of Serbia (TUS), a organisé une grève d'avertissement dans plus de 650 écoles primaires et secondaires de Serbie. Avec cette action, les syndicats réclament :

- une augmentation des salaires dans le secteur de l'éducation pour atteindre un niveau au-dessus du salaire moyen officiel du pays ;

- le retrait de la Loi sur les employé(e)s des services publics et de la Loi sur les fondements de l'éducation, puisqu'un grand nombre des réglementations qu’elles contiennent peuvent porter atteinte aux droits des employé(e)s dans le secteur de l'éducation.

Le TUS a indiqué que les salaires dans l'éducation sont 16 % plus bas que le salaire moyen des employé(e) en Serbie, soit 357 € selon les estimations de juillet 2017.

Le projet de loi sur les employés dans les services publics et la Loi sur l'éducation de base détériorent de manière significative la situation du personnel de l'éducation et ouvrent la porte aux licenciements sans application des avantages sociaux et de la protection des employé(e)s.

Le TUS a déclaré : « Si aucune négociation n’a lieu avec le gouvernement en vue d’atteindre des résultats concrets, le TUS annonce une grève ordinaire le 6 octobre 2017, conformément à la Loi régissant le droit de grève ».

La grève d'avertissement a été appuyée par les affilié(e)s du syndicat dans le préscolaire, les internats, et certains membres de l'enseignement supérieur.

Susan Flocken, Directrice européenne a appuyé la cause et déclaré : « Nous croyons que le gouvernement serbe se doit de prendre aux sérieux les demandes du personnel de l'enseignement. Nous souhaitons le meilleur des succès au TUS ».

Plus tôt cette année, le CSEE a rejoint le mouvement syndical européen en faveur d'une augmentation du salaire minimum pour les travailleurs/euses européen(ne)s, y compris pour les enseignant(e)s et les personnels de l'éducation. La campagne « augmentation de salaire » de la CES plaide en faveur d’une augmentation générale des salaires, en particulier dans les pays d'Europe orientale, afin de supprimer l’écart de rémunération alarmant entre l’est et l’ouest.