Plus de 200 organisations publiques et privées qui travaillent à la promotion des droits de l'enfant et des droits de l'homme, notamment le LCH (Organisation faîtière suisse des associations d'enseignant(e)s et d’enseignants et le SER (Syndicat des enseignants Romands), une organisation membre du CSEE, ont signé l'appel de Dublin initié à l'échelle internationale à la fin avril.

Les organisations ont notamment pour objectif de rappeler à la Suisse ses obligations en matière de protection des enfants réfugiés et de leurs familles et d'exhorter les autorités fédérales à traiter les demandes d'asile des personnes arrivées en Suisse d'un autre pays européen pour des raisons humanitaires relevant de la solidarité et de la justice sociale.

En effet, le règlement de Dublin assure la prise en compte de la vulnérabilité des personnes lorsqu'il s’agit d’une application « pour des raisons humanitaires et par compassion, afin de réunir les membres d’une même famille ».

L'appel concernant « l'application aveugle » du règlement de Dublin concerne simplement un changement dans les pratiques administratives dans le cadre dudit règlement et au sein de la Convention des Nations Unies sur les droits de l'enfant, afin de protéger les meilleurs intérêts de l'enfant en termes d'éducation, en particulier lorsqu’il s’agit d’enfants réfugiés vulnérables.

LE CSEE soutient l’action du SER. Il rappelle que l'éducation est un droit humain fondamental et que l'éducation inclusive, en particulier pour les enfants réfugiés, est essentielle à leur intégration sociale, pour leur permettre d’atteindre les mêmes normes que leurs pairs autochtones, comme le préconise la Résolution 2016 du CSEE sur les enfants réfugiés et déplacés.