Les responsables syndicaux/ales européen(ne)s réuni(e)s à Bruxelles les 13 et 14 décembre 2017, à l’occasion de la réunion du Comité exécutif de la CES, ont réaffirmé leur engagement à garantir des emplois de qualité pour l’ensemble des travailleurs/euses et décidé que la qualité de l’emploi devait figurer parmi les priorités majeures des politiques économiques européennes.

Dans un communiqué de presse de la CES publié à cette occasion, la Secrétaire générale adjointe du CSEE, Katja Lehto-Komulainen a déclaré : « Les employeurs ont tiré parti de la crise pour s’attaquer aux salaires et aux conditions d’emploi. L’économie européenne étant, à présent, en voie de redressement, les responsables politiques devraient s’intéresser davantage à la qualité du travail. Nous devons abandonner cette idée désespérante selon laquelle n’importe quel travail vaut mieux que pas de travail du tout. L’emploi doit ouvrir la voie à une vie décente et à la dignité. Les emplois de piètre qualité ont des conséquences néfastes bien au-delà du lieu de travail. »

Les syndicats ont adopté aujourd’hui une définition de l’emploi de qualité, fondée sur les éléments suivants :

  • Salaires décents
  • Sécurité d’emploi
  • Apprentissage tout au long de la vie
  • Santé et sécurité au travail
  • Temps de travail raisonnable
  • Représentation syndicale

En vertu de cette décision prise aujourd’hui, la CES, représentant l’ensemble du mouvement syndical, renouvellera ses efforts pour attirer l’attention sur cette question de la qualité de l’emploi lors de la définition des politiques économiques de l’UE, dans le cadre du Socle européen des droits sociaux, dans les débats entourant la numérisation et les plates-formes en ligne, les initiatives en faveur du climat et les travaux futurs.

Dans son commentaire vis-à-vis du communiqué de presse, la Directrice européenne du CSEE, Susan Flocken, a déclaré : « La piètre qualité des emplois et la dégradation des conditions de travail sont la conséquence directe d’une décennie d’austérité économique, de l’érosion du dialogue social dans la majorité des pays européens et de la non-reconnaissance, voire du déni, des droits syndicaux, en ce compris les balises imposées au champ d’application de la négociation collective. A présent, il est grand temps que le discours théorique entourant la reprise économique se traduise par une amélioration de la qualité de l’emploi et des conditions de travail. Le secteur de l’éducation doit, d’une part, résister aux pressions exercées par la privatisation et, d’autre part, répondre au nombre croissant d’enseignant(e)s en situation précaire, à la recrudescence des contrats à court terme et au développement des systèmes salariaux basés sur la performance. Nous nous rallions aujourd’hui à l’appel lancé par la CES pour dénoncer précisément les conséquences négatives des conditions de travail médiocres dans tous les secteurs de l’éducation, tant pour les travailleurs/euses que pour la qualité de l’éducation en général. »