Aujourd'hui, le 6 février 2018, le SNES-FSU, l'une des organisations membres du CSEE en France, et tous ses affiliés sont en grève.

Selon le SNES-FSU, le gouvernement français propose des réformes sans avoir pris le temps d'une évaluation sérieuse et de discussions approfondies. Les réformes proposées risquent de renforcer les inégalités entre les lycées et les étudiants, en particulier les étudiants issus de milieux économiques et sociaux défavorisés. Elles ont également des conséquences énormes sur le personnel de l'éducation, comme une baisse de 20% des postes vacants disponibles et une réduction de 2600 postes d'enseignants à un moment où 26000 étudiants supplémentaires devraient rejoindre les salles de classe.

Odile Cordelier, Secrétaire nationale du SNES-FSU, a déclaré: "Aujourd'hui, le personnel de l'éducation en France devrait se mobiliser et dire "non" à cette proposition ".

En effet, le syndicat de l'éducation exige:

  • de sauvegarder le baccalauréat, principalement sur la base de tests finaux, nationaux et anonymes, avec une révision de la nature des tests, de leur durée, des coefficients de chaque série pour renforcer la valeur de l'examen;
  • de sauvegarder les différentes options de l'école secondaire;
  • de remodeler les systèmes du baccalauréat et du secondaire pour le bénéfice des élèves;
  • d’améliorer les conditions de travail du personnel de l'éducation.

Susan Flocken, Directrice européenne du CSEE, a confirmé que «le CSEE est fermement convaincu que proposer une éducation de qualité gratuite et financée par des fonds publics est une responsabilité centrale de chaque gouvernement. En solidarité, nous souhaitons à nos collègues plein succès pour leur action de grève»