Le 3 mai 2018, les partenaires sociaux européens et luxembourgeois se sont réunis à l’occasion de la septième table ronde du projet III de développement des capacités du dialogue social européen sectoriel de l'éducation (DSSEE) pour discuter de la façon dont les partenaires sociaux peuvent contribuer à rendre la profession plus attrayante. Le CSEE et la FEEE ont été accueillis par le SNE/CGFP, partenaire du projet et organisation membre du CSEE. Ils ont été rejoints par le ministre de l'éducation, de l'enfance et de la jeunesse, M. Claude Meisch, par des représentant(e)s de la Fédération des universitaires au Service de l'Etat (FEDUSE) et des représentant(e)s des partenaires sociaux belges membres de la FEEE et du CSEE, à savoir Katholiek Onderwijs Vlaanderen et ACOD-Onderwijs.

Les partenaires sociaux luxembourgeois ont réfléchi avec le CSEE et la FEEE sur leur dialogue social national, en mettant l’accent sur l'attractivité de la profession d'enseignant, un sujet figurant au programme de travail du DSSEE 2018-2019. La confiance entre les partenaires, la stabilité et la continuité dans les réformes pour les enseignant(e)s ont été considérées comme les caractéristiques principales pour le bon fonctionnement du dialogue social et la lutte contre les nombreux défis auxquels la profession enseignante est confrontée, comme la pénurie d’enseignant(e)s et le manque d’attractivité pour les jeunes étudiant(e)s. Bien que le financement de l'éducation et l'enseignement est nécessaire pour une profession gratifiante, la valeur et le statut des enseignant(e)s exigent un engagement plus profond dans et au sein de la société. S’exprimant sur les conventions collectives signées en 2016 et 2018 et couvrant plusieurs questions professionnelles pertinentes pour les enseignant(e)s en ce qui concerne le recrutement et les périodes de stage pour s'attaquer à la pénurie d'enseignants, les représentant(e)s des employeurs et des syndicats ont exprimé leur satisfaction quant à l'état de l'actuel dialogue social au Luxembourg, et ont examiné de nouvelles améliorations, en particulier dans le domaine de la mise en œuvre des accords.

Plusieurs présentations sont venues enrichir la discussion, notamment sur le récent socle européen de droits sociaux, la relance du dialogue social européen et le DSSEE plus spécifiquement. Peter Birch, analyste politique sur l'éducation à Eurydice, a présenté le récent rapport de l'agence intitulé La carrière des enseignement en Europe, qui décrit un large éventail en termes de formation, de recrutement, de mobilité et de systèmes d'évaluation pour les enseignant(e)s à travers l'Europe. Cette présentation a permis aux participant(e)s d'élargir leurs vues sur les problèmes que rencontrent les autres pays et a favorisé la réflexion des participant(e)s sur de bons exemples d'autres pays. Dans un même ordre d’idées, les partenaires sociaux belges ont présenté leur dialogue social national et le système de négociation et ont fait la lumière sur la façon dont les systèmes éducatifs belges tentent de faire face à la pénurie d'enseignant(e)s et de rendre la profession plus attrayante

Susan Flocken, Directrice européenne du CSEE, a conclu la table ronde en déclarant : « les discussions intéressantes d’aujourd'hui illustrent que les échanges internationaux peuvent enrichir les débats nationaux et que les expériences des autres pays peuvent être une source d'inspiration pour des solutions efficaces lorsqu’elles sont adaptées aux contextes nationaux. » Elle s’est ensuite exprimée sur l'état du dialogue social au Luxembourg : « Il est bon de voir employeurs et syndicats participer activement à un dialogue social fondé sur la confiance et l'ouverture de canaux de communication. Cela donne un bon exemple en Europe. »