Les 16 et 17 mai 2018, la première étude de cas pour l'identification des défis, des moyens concrets et des initiatives des partenaires sociaux en vue d'intégrer efficacement les migrant(e)s et réfugié(e)s dans l'éducation a eu lieu à Madrid, en Espagne. Elle était organisée avec le soutien de PSFE-UGTn une organisation membre du CSEE associée au projet européen « Partenaires sociaux sectoriels européens de l’éducation pour promouvoir l’intégration efficace des migrant(e)s et des réfugié(e)s aux systèmes éducatifs ». Ce fut pour la délégation de l'étude - comprenant notamment des représentant(e)s du CSEE et de la FEEE, le chercheur qui accompagne le projet, ainsi qu’un cinéaste et un représentant du groupe consultatif du projet au Danemark (DLF) - l’occasion d'en apprendre davantage sur les bonnes pratiques et les défis dans le système éducatif espagnol à l'égard des politiques sur l'inclusion et l'intégration.

Lors de la préparation de la visite liée à l'étude, les représentant(e)s espagnol(e)s ont informé les participant(e)s quant à l'impact spécifique des coupes budgétaires persistantes, de la segmentation du système éducatif et de l'absence d'une stratégie nationale sur l'intégration des migrant(e)s et des réfugié(e)s dans les écoles et les établissements d'enseignement supérieur. Lors de la première journée, la délégation a pu en apprendre davantage sur les perspectives et les bonnes pratiques des différents partenaires sociaux, des communautés scolaires, des représentant(e)s des parents et des élèves, mais elle a également eu la chance de visiter le centre ACE (Aula de Compensacion Educativa) de l’école secondaire La Senda et d'être témoin des conditions professionnelles et de travail difficiles auxquelles sont confronté(e)s les enseignant(e)s et éducateurs/trices qui interagissent avec les élèves d'origine migrante et de milieux défavorisés. Les enseignant(e)s, les formateurs/trices, le chef d’établissement scolaire et les représentant(e)s syndicaux de l'école ont expliqué l'appui potentiel dont ils/elles auraient besoin pour assurer une éducation de qualité pour les étudiant(e)s venant des milieux les plus défavorisés. Ils/Elles ont fait la lumière sur les plus grands obstacles auxquels ils/elles sont confronté(e)s pour atteindre une véritable inclusion dans l'éducation, notamment la détérioration des conditions de travail de ces enseignant(e)s travaillant dans les écoles publiques dans les zones les plus défavorisées : la précarité des contrats et le manque de continuité dans l'enseignement et l'apprentissage sont considérés comme l'un des plus gros problèmes pour une intégration efficace.

La délégation de l'étude a pu attirer l'attention des représentant(e)s du ministère espagnol de l'Education, de la Culture et du Sport concernant les défis actuels dans les écoles et les établissements d'enseignement supérieur.  Pour conclure la réunion, les partenaires sociaux aux niveaux national et européen ont convenu de l'importance d’un dialogue social continu sur ce sujet important et souligné la nécessité d'une coopération européenne efficace et du partage des bonnes pratiques.

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