L'atelier «L'approche scolaire globale en tant qu'outil de prévention de la radicalisation et de l'extrémisme» s'est tenu à Paris le 5 mars 2019 avec le soutien du partenaire du projet en France, SNES-FSU, dans le cadre du projet conjoint CSEE, FEEE (Fédération européenne des employeurs de l'éducation) et ESHA (Association européenne des chefs d’établissement) EU CONVINCE (Education inclusive aux valeurs communes de l'UE).

Un réseau solide de parties prenantes de l'éducation au sein et autour de la communauté scolaire, associé à un respect mutuel et un dialogue constructif entre tout le personnel de l'éducation (y compris le personnel de soutien), les chefs d'établissement, les apprenants et leurs parents, sont des éléments clés de l'approche scolaire globale en tant qu’outil de prévention de la radicalisation et de l'extrémisme, ont conclu les participants du deuxième atelier de formation du projet EU CONVINCE.

L'atelier «L'approche scolaire globale en tant qu'outil de prévention de la radicalisation et de l'extrémisme» s'est tenu à Paris le 5 mars 2019 avec le soutien du partenaire du projet en France, SNES-FSU dans le cadre du projet conjoint CSEE, FEEE (Fédération européenne des employeurs de l'éducation) et ESHA (Association européenne des chefs d’établissement) EU CONVINCE (Education inclusive aux valeurs communes de l'UE). Environ 40 participants venus de Belgique, de Croatie, de Chypre, du Danemark, d’Estonie, de France, d’Allemagne, de Grèce, d’Italie, d’Irlande, de Lettonie, de Malte, de Pologne, du Portugal, de Roumanie, de Slovénie, des Pays-Bas et du Royaume-Uni, ont participé à l'atelier.

Présentant les résultats préliminaires de l’enquête en ligne sur le projet réalisée auprès des organisations membres du CSEE, de la FEEE et de l’ESHA, et sur base de recherches documentaires, Dominique Danau, de SAGO Research, a indiqué que les défis les plus courants dans la mise en œuvre de l’approche scolaire globale incluent la portée limitée de sa mise en œuvre, les connaissances et compétences disponibles sur le sujet, une direction scolaire efficace et un engagement total de toutes les parties prenantes concernées. La Docteure Catherine Lowry-O'Neill, de l'Ecole d'apprentissage tout au long de la vie du «Waterford Institute of Technology» (Irlande), partenaire du projet, a réfléchi aux raisons pour lesquelles les gens deviennent extrémistes et a présenté les éléments clés de l'approche scolaire globale comme outil pour prévenir la radicalisation par le biais de l'éducation. Complétant ces exposés, Milica Popovic, consultante et experte du Conseil de l'Europe, a expliqué les compétences en matière de culture démocratique proposées par le Cadre de référence sur le compétences pour une culture démocratique (Conseil de l'Europe), publié récemment.

Dans le cadre de groupes de travail plus restreints, les participants ont présenté leurs exemples nationaux de difficultés rencontrées par les acteurs de l’éducation lors de la mise en œuvre de l’approche scolaire globale, notamment le manque de temps et d’espace en raison de la charge de travail et du programme restrictif se concentrant uniquement sur la préparation des examens. Les participants ont également proposé des bonnes pratiques et des solutions innovantes pour encourager une culture démocratique dans l'éducation, telles que la promotion d'aptitudes individuelles à la pensée critique, la préparation des enfants à respecter pleinement les différents points de vue, cultures et traditions, dès leur plus jeune âge, la collaboration avec la communauté locale et la garantie de la coopération de toutes les parties prenantes de l’éducation, depuis le personnel d’appui jusqu'aux chefs d’établissement et aux autorités éducatives. Les bonnes pratiques et les solutions des participants à l’atelier doivent être intégrées au Cours en ligne ouvert et massif (MOOC) en cours de préparation par le Centre interuniversitaire européen pour les droits de l'homme et la numérisation, qui se déroulera du 29 avril au 9 juin 2019, et est ouvert à tous les acteurs de l'éducation.

Les participants à l'atelier ont conclu que les contextes nationaux et éducatifs varient considérablement, de sorte que les conseils sur la mise en œuvre de l'approche scolaire globale devraient être adaptés aux besoins locaux. Par conséquent, certains participants ont présenté leurs exemples nationaux d’approche globale en matière d’éducation, tels que l’organisation de séminaires avec des éducateurs d’une école locale pour la direction et les enseignants d’une école avec 70% d’enfants migrants à Malte, ou la création de diverses réglementations locales en matière d’écoles sûres, qui intègrent l’approche scolaire aux Pays-Bas. En outre, Rob O'Donnel, d’OBESSU (Bureau d’organisation des syndicats d’élèves européens), a donné des exemples d’initiatives prises par les étudiants dans le cadre d’une approche globale, telles que la création de chartes scolaires en Irlande ou l’organisation de tournois de football pour favoriser l’intégration en Allemagne.

Le dernier atelier de formation du projet aura lieu à Berlin le 2 avril 2019 et portera sur «L’éducation à la citoyenneté démocratique numérique à l’ère de l’Internet: défis et opportunités».

Pour en savoir plus sur le projet EU CONVINCE, suivez #EUConvince  (Twitter) et #Schoolsforinclusion (Facebook).

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