Le rapport publié par la Fondation ISMU (Iniziative e Studi sulla Multietnicità) affirme que la croissance économique au sein de l'Union européenne est tributaire de la migration issue de pays tiers. En raison de l'évolution démographique et du vieillissement de la population, le marché du travail doit compter sur une main-d'œuvre puisée dans des pays non européens. A cet égard, les résultats des analyses de stratégies d'intégration révèlent notamment que les compétences de nombreux migrants ne sont pas suffisamment reconnues ou valorisées. Si plusieurs raisons expliquent ce manquement, depuis les politiques malavisées jusqu'à la recrudescence de la xénophobie en Europe, il demeure que, le plus souvent, les populations migrantes ne se voient offrir aucune opportunité.

Le CSEE adhère aux conclusions du rapport et insiste sur l'importance de garantir l'égalité des chances dans le secteur de l'éducation pour tous les jeunes migrants. Le secteur de l'éducation en Europe et en particulier les enseignants doivent être soutenus afin de pouvoir offrir à chaque étudiant et à chaque élève les mêmes chances d'apprendre et de s'intégrer au marché du travail.

La migration doit également être appréhendée dans sa dimension mondiale. Le Plan d'action de la CES en matière de politique de migration précise que « la recherche de main-d'œuvre qualifiée dans les pays tiers ne doit en aucun cas priver les marchés du travail nationaux des effectifs compétents et qualifiés pour lesquels ils ont réalisé des investissements ». Les Etats européens ne doivent pas uniquement envisager la migration sous l'angle du profit économique, il s'agit également d'un devoir humanitaire. C'est la raison pour laquelle ils devraient procéder à une révision des mesures d'austérité instaurées dans le secteur public, ayant une incidence sur l'éducation et « constituant une atteinte aux droits humains et exposant davantage les migrants à la discrimination délibérée ».

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