15739726408 74cb287284 mL'Europe fait partie d'un monde globalisé et interconnecté, dans lequel la mobilité internationale devrait augmenter. Certains des défis à relever consistent à mieux exploiter les opportunités offertes par les migrations notamment dans le cadre d'une population vieillissante et d'une main-d'œuvre en recul, tout en évitant et en réduisant l'immigration clandestine et en respectant les obligations de l'UE en matière d'asile. À cet effet, la DG Affaires intérieures de la Commission européenne a publié en mars 2014 un document de travail des services de la Commission qui accompagnait la communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions, intitulée Faire de l'Europe ouverte et sûre une réalité (COM(2014) 154 final). Faisant suite au programme de Stockholm, qui encadrait la politique de l'UE en matière de justice, de liberté et de sécurité jusqu'en 2014, la nouvelle communication fixe des priorités dans le domaine de la migration pour la période 2015-2019. Quatre des cinq chapitres du document sont consacrés aux personnes franchissant les frontières de l'UE, y compris les migrants économiques, les demandeurs d'asile et les voyageurs en règle. Voir également la position de la CES sur le nouveau programme quinquennal de la Commission européenne sur la migration.

Le CSEE suit de près les développements européens dans le domaine de la migration qui ont des répercussions sur le secteur de l'éducation. Afin de contribuer efficacement à la stratégie Europe 2020 pour une croissance intelligente, durable et inclusive, l'Europe a besoin d'une politique de migration qui attire de nouveaux talents et qui soit en mesure de répondre à la concurrence mondiale. C'est la raison pour laquelle les synergies sont utiles entre les différents domaines politiques, par exemple entre la migration et d'emploi, l'éducation, le développement et le commerce. L'Europe cherche à attirer et à retenir des professionnels hautement qualifiés et des étudiants internationaux et à promouvoir l'éducation des migrants en séjour régulier afin de contribuer à assurer l'offre de compétences dont le marché du travail de l'UE aura besoin à l'avenir. L'Union européenne veut évaluer la demande en termes de migration de la main-d'œuvre et de mobilité liée au commerce par le biais de dialogues structurels avec les États membres, les entreprises et les syndicats.

Le CSEE soutient les priorités définies dans le plan d'action de la CES sur la migration et la stratégie à moyen terme de la CES concernant la migration, l'asile et l'intégration, ainsi que la résolution de la CES pour une protection plus effective des migrants et des réfugiés, de leur vie et de leurs droits aux frontières de l'UE.

Si l'on regarde de plus près l'impact de la migration sur le secteur de l'éducation, l'effet est double : il touche le personnel (voir le chapitre sur la mobilité), comme l'indique l'étude de l'IE intitulée « Obtenir le droit de migration et de mobilité pour les enseignant(e)s » et il concerne les qualifications et les compétences que les enseignant(e)s et les autres personnels de l'éducation doivent posséder pour répondre aux besoins des enfants et des jeunes issus de l'immigration. Le Comité du CSEE a adopté une série de recommandations dans ce domaine sur proposition du Comité permanent du CSEE pour l'égalité en 2014. Le CSEE a également participé et contribué aux réunions du réseau SIRIUS, un réseau politique européen sur l'éducation des enfants et des jeunes issus de l'immigration.

La Journée internationale des migrants a lieu le 18 décembre.