Eurydice a publié son rapport annuel analysant les  Frais de scolarité et les systèmes d’aide financière accordée aux étudiant(e)s de l’enseignement supérieur en Europe pour la période 2017/2018. Le rapport fournit des statistiques et un aperçu comparatif du financement de 42 systèmes d'enseignement supérieur nationaux et régionaux en Europe, en examinant les frais de scolarité et les aides allouées aux étudiant(e)s à temps plein et à temps partiel aux niveaux Bachelor et Master de l’enseignement supérieur.

Le rapport établit que, comme les années précédentes, seuls 6 pays sur 37 (Grèce, Chypre, Finlande, Suède, Norvège et Ecosse) continuent de proposer un système sans frais pour tous les étudiants bacheliers à plein temps. Le montant des frais payés par les étudiants varie considérablement en Europe. En République tchèque, en Pologne, en Slovénie et en Slovaquie, les étudiants paient les frais de scolarité les moins élevés - 100 € et moins. Les étudiants continuent de payer les frais les plus élevés au Royaume-Uni - 10 028 €.

Les 42 systèmes analysés dans le rapport offrent une forme de mécanisme de soutien direct sous la forme de prêts ou de subventions, la moitié d'entre eux fournissant un soutien indirect au moyen d'avantages fiscaux et d'allocations familiales. Les systèmes d'enseignement supérieur adaptent également le financement au statut socioéconomique des étudiants. Les étudiants issus de milieux socioéconomiques défavorisés peuvent être exemptés de frais d’inscription dans des pays comme la Bulgarie, l'Espagne et l'Italie, tandis que la Belgique (Communauté flamande), l'Irlande, l'Espagne, la France et l'Italie accordent des bourses. Les étudiants à temps partiel ne peuvent accéder à aucune forme de soutien direct dans la plupart des systèmes.

Le CSEE s'inquiète de la tendance à remplacer les bourses d'études par des prêts dans certains pays, par exemple au Royaume-Uni, où 92% des étudiants souscrivent à un prêt, sous l‘une ou l’autre forme. Tout comme dans sa déclaration sur le 30ème Anniversaire du Programme d'échange ERASMUS, le CSEE réaffirme à nouveau que l'enseignement supérieur et la recherche sont un bien public et devraient être ouverts et accessibles à tous, quel que soit le contexte socioéconomique.

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