La directive sur le congé de maternité risque d'être supprimée du Parlement européen dans le cadre du plan de réduction de la bureaucratie - (REFIT). Le plan REFIT (programme de la Commission européenne pour une réglementation affûtée et performante) utilise le prétexte de « réduire les lourdeurs réglementaires » et « simplifier les processus » pour restreindre les législations sur les droits sociaux. Depuis sept ans, le Parlement européen et le Conseil de l'Europe ne parviennent pas à prendre une décision concernant la directive sur le congé de maternité. La directive révisée a été présentée par la Commission européenne en 2008 et depuis lors le Conseil et le Parlement ne se sont pas mis d'accord sur la proposition. Même les tentatives du Parlement de constituer un groupe de travail avec le Conseil ne sont pas prometteuses. En décembre 2014, la Commission européenne a menacé de supprimer la directive et de la remplacer par « une version modernisée ».

La CES (Confédération européenne des syndicats) et le CSEE craignent que cette nouvelle version ne soit pas légalement contraignante et qu'elle mine les droits des femmes pendant et après la grossesse. Ils demandent au Conseil et au Parlement de s'accorder sur la version de 2008, qui définit des normes minimales élevées et légalement contraignantes pour le congé de maternité. Le CSEE demande dès lors à toutes les organisations membres de distribuer la lettre type de la CES, de la compléter et de l'envoyer aux autorités nationales et aux membres du Parlement européen. La lettre type s'adresse tout spécialement aux gouvernements des États membres qui bloquent la directive via le Conseil de l'Europe - ces États comme l'Allemagne, la France, la Suède, le Royaume-Uni, Malte, la Hongrie, le Danemark, les Pays-Bas et la Slovaquie, refusent de définir des normes minimales pour une meilleure protection du congé de maternité et de faire preuve de solidarité envers les femmes qui travaillent dans des pays où un soutient supplémentaire est nécessaire pour mettre en œuvre des normes minimales en termes de congé de maternité.

La nouvelle directive se base sur les normes internationales de l'OIT (Organisation mondiale du travail), demande 18 semaines de congé de maternité et touche de nombreux autres sujets liés à l'égalité des chances - l'écart salarial persistant entre les hommes et les femmes, l'accès égal au marché du travail, les changements démographiques et la santé et la sécurité des enfants. Mais le plus important est qu'elle assure un salaire complet pendant le congé de maternité et protège les femmes contre les discriminations sur le lieu de travail. Avoir des enfants implique toujours un risque économique pour les femmes, la nouvelle directive les soutient au moins pendant une courte période de 18 semaines et les aide à reprendre le travail après leur grossesse. Les États membres ne peuvent plus refuser de mieux protéger les femmes et leurs enfants pendant et après la grossesse. Le CSEE invite toutes les organisations membres à soutenir la campagne de la CES.

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