Le Groupe de travail du Comité du Dialogue social sectoriel européen pour l’éducation s’est réuni le 30 septembre dernier à Bruxelles. Les partenaires sociaux européens du secteur de l’éducation ont discuté de trois thématiques principales : primo, identifier les moyens permettant aux partenaires sociaux de faciliter l’intégration des migrant(e)s aux systèmes éducatifs et à l’environnement socio-économique des pays d’accueil ; secundo, la Déclaration de Paris sur la promotion de l’éducation à la citoyenneté et aux valeurs communes de liberté, de tolérance et de non-discrimination, et le rôle des partenaires sociaux dans la prévention et l’éradication de la radicalisation des jeunes au sein de l’éducation ; et, tertio, la Stratégie de la Commission européenne pour des compétences nouvelles en Europe. La réunion s’est avérée une plate-forme constructive pour l’échange de pratiques entre les délégué(e)s du CSEE et de la FEEE, l’apprentissage mutuel, le partage de commentaires et de questions, ainsi que pour l’identification des aspects essentiels des initiatives de la Commission européenne.

Au cours de la discussion plénière portant sur l’identification des moyens permettant aux partenaires sociaux de faciliter l’intégration des migrant(e)s aux systèmes éducatifs et à l’environnement socio-économique du pays d’accueil, plusieurs exemples concrets ont été mis en évidence par les délégué(e)s du Portugal, de l’Allemagne, de la Slovénie, de l’Espagne, de l’Irlande, de Chypre, ainsi que par les membres de la délégation de la FSESP, et les représentant(e)s des organisations regroupant les employeurs de l’éducation. Les deux délégations ont décrit les différents problèmes et défis auxquels elles sont confrontées pour assurer la réussite du processus d’intégration, et ont présenté plusieurs exemples concrets montrant comment les partenaires sociaux peuvent contribuer à la prévention de la radicalisation des élèves et des jeunes. Le CSSE et la FEEE ont donc été informés des initiatives menées par les partenaires sociaux au niveau national pour prévenir la radicalisation des élèves dans les écoles et apporter un soutien personnalisé allant de la prévention à l’intervention active.

Si l’on peut se féliciter des informations communiquées par la Commission européenne à propos de ses initiatives, plusieurs inquiétudes ont cependant été exprimées concernant la participation des partenaires sociaux de l’éducation à l’élaboration et à la mise en œuvre de la Stratégie pour des compétences nouvelles. Les questions relatives à la collecte des données, ainsi que l’approche exclusivement centrée sur les compétences profitables au marché du travail au détriment de concepts plus larges tels que les connaissances, les attitudes et les aptitudes, ont également été abordées de manière plus concrète. La possibilité qu’offrent certaines initiatives de la Stratégie pour les compétences nouvelles d’étendre leur portée aux personnes les plus nécessiteuses est jugée insuffisamment mise en évidence.

La réunion du groupe de travail s’est clôturée sur une volonté commune des partenaires sociaux européens de l’éducation de poursuivre leur collaboration, via l’apprentissage par les pairs et l’actualisation des connaissances, en vue d’identifier les moyens permettant aux partenaires sociaux de contribuer au suivi de la Déclaration de Paris et de faciliter l’intégration des migrant(e)s aux environnements scolaires des pays d’accueil.