Le 27 juin 2017, la deuxième table ronde du 3e projet de Renforcement des capacités du Dialogue social européen sectoriel dans l’éducation (DSESE) s’est tenue à Dublin, en Irlande. À cette occasion, les représentants de syndicats de l’enseignement irlandais (IFUT, partenaire du projet, TUI, ASTI et INTO), d’organisations d’employeurs irlandais (ETBI, Donegal ETB, THEA, CPSMA, JMB, ACCSE) ainsi que des représentants du CSEE et de la FEEE ont pris part à des discussions sur la mise en œuvre de la problématique du Programme de travail du DSESE intitulée « les partenaires sociaux et la promotion de lieux de travail décents dans le secteur de l’éducation »

Cette thématique a permis aux partenaires sociaux européens et irlandais de partager leur avis concernant l’état actuel du dialogue social national et européen en matière de promotion de lieux de travail sain, de la sécurité et du bien-être au sein des établissements d’enseignement. Cette table ronde s’est articulée autour de quatre grands axes, allant de l’évaluation de la situation en Irlande et ses liens avec le DSESE à un aperçu plus spécifique des initiatives menées aux niveaux européen et national en vue de relever les défis en matière d’environnement de travail dans l’enseignement.

Par ailleurs, les discussions furent appuyées par les présentations sur la « relance » du dialogue social européen faites par l’expert du projet (ICF) ainsi que par l’Agence européenne pour la santé et la sécurité au travail (EU-OSHA) et mettant en avant l’idée de créer un outil en ligne interactif d’évaluation des risques qui servirait aux professionnels de secteurs variés, notamment de l’éducation. Un représentant du ministère de l’éducation slovaque, membre de la FEEE, est également intervenu durant la table ronde, proposant la mise en place d’un apprentissage mutuel pour le dialogue social dans l’éducation.

Durant la table ronde, des propositions ont été avancées en vue d’aider les enseignants, les formateurs, les directeurs/-trices et les employeurs de l’éducation à mieux relever les défis ayant trait au stress, à la santé et à la sécurité au sein des écoles et autres établissements d’enseignement. En outre, les participant(e)s se sont accordés à reconnaître que la crise économique et les mesures d’austérité avaient grandement miné le dialogue social et que le bien-être des travailleurs/-euses de l’éducation était une condition essentielle pour fournir une éducation de qualité à tou(te)s les élèves/étudiant(e)s.

Ce principe a été fermement soutenu par Susan Flocken, qui s’est exprimé sur l’événement : « Syndicats de l’enseignement et organisations d’employeurs de l’éducation irlandais se sont réunis aujourd’hui pour réaffirmer leur engagement envers la mise en place de normes plus rigoureuses concernant la qualité des environnements de travail dans le secteur de l’éducation. Trop souvent encore, le CSEE constate que ses organisations membres se plaignent d’une détérioration accrue du bien-être et de la santé du personnel éducatif. Il est important de souligner le rôle capital des membres du CSEE et de la FEEE qui expriment leurs inquiétudes auprès des décideurs politiques aux niveaux européen et national et cette table ronde irlandaise n’est rien d’autre qu’un exemple de coopération entre les partenaires sociaux dans l’intérêt de tout le secteur de l’éducation et en vue de garantir une éducation de qualité pour tou(te)s.