Le Rapport MIDIS-II de l’UE, qui se base sur les informations recueillies auprès de plus de 25 500 répondant(e)s, a été publié dans le cadre des dix-sept de l'adoption des législations de l'UE interdisant la discrimination. Cependant, la recherche montre que la discrimination est toujours répandue à travers l'Europe, en particulier pour les migrant(e)s et les minorités ethniques à la recherche d'emploi. La FRA elle-même décrit la discrimination comme une « expérience récurrente » pour de nombreuses personnes dans les 28 Etats membres de l'UE.

Le rapport souligne un problème grave de discrimination sur le lieu de travail. Seulement 12 % des répondant(e)s ayant subi des discriminations ont signalé l'incident le plus récent. 36 % des répondant(e)s ayant été victimes de discrimination sur leur lieu de travail l’ont signalé à leurs employeurs/euses et seulement 13 % à un syndicat. Même si le taux de satisfaction à l'égard des mesures prises après des cas de discrimination en milieu de travail reste bas, les répondant(e)s étaient légèrement plus satisfait(e)s de la réponse des syndicats (en moyenne 2,5 sur une échelle de 1 à 4) que de celle des employeurs (en moyenne de 2,2 sur la même échelle).

En ce qui concerne l'éducation et la profession enseignante, le rapport note que des mesures supplémentaires sont nécessaires pour améliorer la participation des enfants issus des minorités ethniques et des enfants de migrant(e)s dans l'éducation de la petite enfance. Pour cela, la FRA recommande dans le rapport que les Etats membres veillent à ce que les locuteurs/trices non natifs/ves bénéficient gratuitement d’une formation linguistique générale et liée à l'emploi et promeuvent le recrutement d'enseignant(e)s issu(e)s de minorités ethniques ou d'origine immigrée et fournissent aux enseignant(e)s une formation sur la diversité et la non-discrimination.

Même si le CSEE s’inquiète de la persistance de niveaux élevés de discrimination dans toute l'Europe, il convient de reconnaître le rôle des syndicats, des enseignant(e)s et autres personnels de l'éducation dans la lutte contre la discrimination en les consultant sur la façon dont ces questions peuvent être traitées dans le système d'éducation et le milieu de travail. Lors de sa conférence de 2016 sur « Promouvoir l’éducation : la clé de l’intégration et de l’inclusion », le CSEE a adopté une résolution qui reconnaît que « les établissements d’éducation, les communautés scolaires, le personnel et les syndicats de l’enseignement jouent un rôle fondamental pour aider toutes les personnes déplacées à voir leurs droits humains et leur dignité intégralement respectés » et que « le personnel de l'éducation est en première ligne des politiques d'intégration ».

Le CSEE réaffirme son engagement à soutenir les efforts visant à lutter contre la discrimination et le harcèlement à l'égard des migrant(e)s et des minorités ethniques dans les écoles, les lieux de travail et l'ensemble de la société.

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