Le Rapport sur les droits fondamentaux 2019 de la FRA, publié le 6 juin dernier, examine la montée des inégalités, du harcèlement et des préjugés en Europe. Les droits fondamentaux de nombreux individus au sein de l’UE sont menacés malgré les progrès considérables qui ont été accomplis pour lutter contre ce phénomène. L’édition 2019 du Rapport sur les droits fondamentaux met en lumière les avancées et les échecs observés l’an dernier en Europe dans le domaine de la défense des droits humains.

Parmi les principales nouvelles initiatives destinées à protéger les droits humains, retenons la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées de 2018, à laquelle ont participé l’ensemble des Etats membres de l’UE, et l’accord provisoire de l’UE concernant la proposition d’un Acte législatif européen sur l’accessibilité. Ces deux avancées majeures sont centrées sur la promotion et la protection des droits humains des citoyen·ne·s à travers l’ensemble de l’Europe. Dans une perspective mondiale, le Programme 2030 pour le développement durable propose une série de lignes directrices pour l’édification d’un monde plus égalitaire, plus juste et plus pacifique. Le rapport met également en avant les problématiques suivantes :

  • La discrimination à l’égard des enfants en situation de handicap dans les écoles privées demeure un problème préoccupant, identifié par l’Institut danois des droits humains. Il ressort de l’étude que les enfants handicapés sont environ trois fois plus susceptibles (31 %) de quitter l’enseignement privé pour rejoindre une école publique.
  • Les Roms continuent à être victimes de discrimination en termes d’accès à l’éducation. L’anti-tsiganisme reste un obstacle majeur à l’inclusion des Roms au sein de l’UE. En République tchèque, en Hongrie et en Slovaquie, plusieurs initiatives ont été prises pour lutter contre le placement des enfants roms dans des écoles et des classes séparées, afin de promouvoir des systèmes d’éducation plus inclusifs.
  • L’accès à l’éducation de nombreux enfants migrants demeure une préoccupation majeure. En Grèce, le Conseil d’Etat a rejeté la demande visant à autoriser les enfants des camps de réfugié·e·s à être scolarisés dans les établissements scolaires publics.

Le rapport met en lumière plusieurs solutions possibles pour répondre aux inégalités, au harcèlement et à la discrimination au sein de l’éducation :

  • Veiller à ce que les établissements scolaires soient des lieux sûrs, exempts de harcèlement physique et verbal à caractère homophobe et transphobe – un phénomène en recrudescence au sein des écoles.
  • Introduire des mesures de prévention du harcèlement des élèves LGBTI dans les écoles.
  • Prévoir des aménagements adaptés aux élèves porteur·euse·s d’un handicap, afin de leur éviter la difficulté de trouver un établissement qui accepte de prendre en charge leur apprentissage.
  • Améliorer les programmes d’études, encourager la construction de la communauté, assurer la formation des membres du personnel de l’éducation afin de mieux les informer des questions sensibles et créer des contenus plus inclusifs dans les écoles.

Le CSEE rappelle avec insistance que l’éducation est un droit humain fondamental, comme le stipule l’Article 26 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, et que celle-ci doit être accessible à tous les individus, quels que soient leurs aptitudes, leurs besoins éducatifs, leur situation socio-économique et leur statut de citoyenneté. La Résolution du CSEE « Définir les priorités pour l’élaboration du Plan d’action du CSEE pour l’égalité, la diversité et l’inclusion » souligne l’importance d’offrir une éducation inclusive de haute qualité dans un environnement d’apprentissage et d’enseignement exempt de harcèlement et de discrimination.