Le 22 décembre 2014, quatre syndicats d'enseignants serbes ont organisé une grève totale d'une journée à Belgrade et dans d'autres villes en Serbie. Cette grève était précédée de cinq semaines d'actions durant lesquelles les périodes de cours ont été réduites, passant de 45 à 30 minutes.

Dans le sillage des quatre semaines de lock-out des enseignants danois en 2013, le syndicat danois des enseignants avait déposé une plainte contre le gouvernement danois avec l'appui de l'Organisation internationale du Travail (OIT). Le gouvernement danois avait ensuite proposé un projet de loi qui mettait fin au lock-out mais qui ne répondaient qu'aux exigences et intérêts des employeurs.

Le 26 novembre, la Commission européenne a annoncé son Plan d'investissement pour l'Europe, qui devrait favoriser les investissements en vue de soutenir l'emploi et la croissance. Le plan sera approuvé par les dirigeants européens lors de leur réunion à Bruxelles les 18 et 19 décembre prochains. Ce plan d'investissement est le résultat d'un partenariat entre la Commission européenne et la Banque européenne d'investissement. Il a pour objectif de mobiliser 315 milliards d'euros d'investissements supplémentaires au cours des trois prochaines années, en maximisant l'effet des ressources publiques et en libérant l'investissement privé. Il identifie également des initiatives ciblées pour veiller à ce que ces investissements supplémentaires répondent aux besoins de l'économie réelle dans le domaine des infrastructures, notamment dans les réseaux à haut débit et les réseaux d'énergie, de même que dans les infrastructures de transport, en particulier dans les centres industriels, dans l'éducation, la recherche et l'innovation, ainsi que dans les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique.

Les syndicats d'enseignants en Europe soutiennent l'objectif poursuivi par la Conférence européenne de haut niveau « l'Éducation dans l'ère numérique »  visant à améliorer l'enseignement par l'utilisation d'outils numériques. La Commission européenne, en collaboration avec la Présidence italienne, a invité des représentants de haut niveau des ministères de l'Éducation et d'autres parties prenantes de l'éducation en vue de discuter de l'éducation dans l'ère numérique. La conférence, qui s'est tenue à Bruxelles le 11 décembre 2014, s'est articulée autour de trois volets : améliorer la qualité et la pertinence de l'apprentissage, augmenter l'influence des enseignants, et lutter contre les inégalités par le biais d'un accès plus aisé et de prix démocratiques.

Les nouvelles Fiches nationales sur les budgets de l'éducation en Europe -2014 nous indiquent que 2 pays/régions sur 3 en Europe augmentent leurs dépenses dans l'éducation de plus de 1% aux prix courants pour l'année 2014. À l'inverse, 7 pays ont réduit leurs dépenses dans l'éducation de plus d'1%. Les budgets pris en considération sont des budgets nationaux, régionaux, locaux et européens. Il est toutefois intéressant de noter que tous les niveaux budgétaires ne sont pas pris en compte dans chaque pays. S'il est vrai que les chiffres révèlent une augmentation des budgets de l'éducation en général, il n'en reste pas moins que les écarts budgétaires entre les pays se creusent de plus en plus.

Un article paru récemment dans le Brussels Times analyse les principaux enjeux du Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP), tels que le manque de transparence des négociations, le RDIE (Règlement des différends entre Investisseurs et États), ainsi que les conséquences du TTIP sur la croissance et l'emploi. L'article se penche également sur l'impact du partenariat sur l'éducation, la santé et les services publics. Expliquant les répercussions qu'aurait le TTIP sur l'éducation, l'article cite la lettre rédigée conjointement par l'IE, le CSEE, AFT et NEA et envoyée en juin 2014 à l'attention des présidents des États-Unis et de la Commission européenne :