Le 23 mai 2018, la Commission européenne a publié ses Recommandations spécifiques par pays (RSP) qui font partie du paquet de printemps du cycle 2018 du Semestre européen. Adressées aux gouvernements de chaque État membre européen, les recommandations par pays sont le point culminant du semestre européen, car elles expriment la voix de la Commission européenne concernant son évaluation des besoins de réforme des États membres afin d'assurer la stabilité et la croissance et d'atteindre les objectifs de la stratégie Europe 2020. Les recommandations par pays doivent être approuvées par le Conseil européen en juin et formellement adoptées par le Conseil des affaires économiques et financières en juillet.

Une délégation du CSEE dirigée par Susan Flocken, Directrice européenne, a participé à la réunion ministérielle de Paris organisée du 23 au 25 mai, durant laquelle les ministres de l'éducation de 48 pays européens ont célébré le 30ème anniversaire de la Magna Charta Universitatum et le 20ème anniversaire du processus de Bologne. La Magna Charta Universitatum est un document qui a été signé par 388 recteurs et chefs d'universités de toute l'Europe et d’au-delà en 1988, année du 900e anniversaire de l'Université de Bologne. Elle contient les principes de la liberté académique et de l'autonomie institutionnelle en tant que ligne directrice pour la bonne gouvernance et l'auto-compréhension des universités dans le futur.

Le Comité syndical européen de l’éducation (CSEE) éprouve de vives inquiétudes quant à la mise en œuvre du Processus de Bologne ainsi que l’avenir de l’Espace européen de l'enseignement supérieur. Le Communiqué de Paris, qui sera adopté par la Conférence ministérielle de Paris, ce jeudi 24 mai 2018, s’attachera à garantir que des « valeurs fondamentales » telles que la liberté d’expression, l’autonomie institutionnelle, les libertés académiques, l’indépendance des syndicats d’étudiant·e·s et la libre circulation des étudiant·e·s et du personnel, continuent à faire partie intégrante de l’Espace européen de l’enseignement supérieur (EEES).

Les 16 et 17 mai 2018, la première étude de cas pour l'identification des défis, des moyens concrets et des initiatives des partenaires sociaux en vue d'intégrer efficacement les migrant(e)s et réfugié(e)s dans l'éducation a eu lieu à Madrid, en Espagne. Elle était organisée avec le soutien de PSFE-UGTn une organisation membre du CSEE associée au projet européen « Partenaires sociaux sectoriels européens de l’éducation pour promouvoir l’intégration efficace des migrant(e)s et des réfugié(e)s aux systèmes éducatifs ». Ce fut pour la délégation de l'étude - comprenant notamment des représentant(e)s du CSEE et de la FEEE, le chercheur qui accompagne le projet, ainsi qu’un cinéaste et un représentant du groupe consultatif du projet au Danemark (DLF) - l’occasion d'en apprendre davantage sur les bonnes pratiques et les défis dans le système éducatif espagnol à l'égard des politiques sur l'inclusion et l'intégration.

Aborder tous les aspects de l'égalité des sexes dans l'éducation et la profession enseignante est essentiel, notamment en promouvant l'égalité des sexes par le dialogue social et la négociation collective tout en mettant l'accent sur l'augmentation des salaires et des conditions de travail décentes, ont conclu les participants à la conférence du CSEE intitulée «Renforcer l’égalité des genres dans et par l’éducation» qui s’est déroulée les 7 et 8 mai 2018 à Bakou, Azerbaïdjan.

Le vendredi 27 avril 2018 s’est tenue à Bruxelles la réunion du Dialogue social sectoriel européen pour le secteur de l’éducation (DSSEE). La réunion portait sur la nécessité de compétences numériques pour les étudiant(e)s et les enseignant(e)s pour une éducation inclusive, sur le Plan d’action européen pour l'éducation numérique, l'utilisation du Fonds Social Européen (FSE) pour l'éducation et la formation, et l'ensemble du cadre financier pluriannuel (CFP) post-2020 comme outil clé pour permettre à l'Europe d'atteindre les objectifs de développement durable (ODD) d’ici 2030.