La France annule les examens : le SNES-FSU réclame une solution équitable

Infos actuelles: 3 avril 2020

L’épidémie de COVID-19 est une crise de santé publique totalement différente de tout ce à quoi l’Europe a été confrontée depuis de nombreuses années. Alors que le personnel éducatif et ses syndicats sont aux prises avec l'épidémie, nous soutenons et informons les organisations membres dans toute la mesure possible.

Alors que le confinement faisant suite à la pandémie de COVID-19 se prolonge, les autorités éducatives européennes sont face à un choix difficile concernant les examens de fin d’année. Le Ministère de l'Education annule les épreuves écrites et orales du Baccalauréat, premier grade universitaire, et les remplace par les notes obtenues en contrôle continu et l'examen du livret scolaire de chaque élève. Le SNES-FSU, organisation membre du CSEE, fait actuellement pression sur le gouvernement français pour trouver une solution qui ne pénaliserait pas injustement les étudiant·e·s devant passer leurs examens cette année, en particulier ceux et celles issu·e·s des communautés plus pauvres ou plus vulnérables.

Le syndicat craint toutefois que le gouvernement préconise une approche tenant compte des notes obtenues au troisième trimestre (période la plus touchée par la pandémie de COVID-19). Ceci pourrait accentuer l’« effet lycée » ainsi que les inégalités en termes de réussite entre étudiant·e·s issu·e·s d’écoles fonctionnant dans des contextes socio-économiques différents. Le SNES-FSU demande une solution sur mesure pour la session d’examens de 2020, qui tienne compte de l’environnement social et familial de l’étudiant·e.

L’Europe entière connaît les mêmes problèmes. Ce constat montre à quel point il importe que les gouvernements et les établissements scolaires s’engagent pleinement à consulter les syndicats de l’enseignement pour toutes les décisions concernant leur stratégie de déconfinement et les prochaines étapes pour les systèmes d’examen et de qualification. Les personnels de l’éducation et leurs représentants connaissent mieux que quiconque les réalités quotidiennes dans les écoles et les établissements scolaires et occupent une position privilégiée pour mesurer l’impact de toutes les mesures qui sont prises, en particulier sur les étudiant·e·s les plus vulnérables. En périodes de crise, il est plus important que jamais d’engager un dialogue social cohérent.

Le SNES-FSU demande également de planifier soigneusement la réouverture des écoles, en veillant à protéger la santé et la sécurité des enseignant·e·s et des étudiant·e·s, y compris au cours de la prochaine année scolaire.

Pour lire la déclaration du SNES-FSU en intégralité, cliquez ici.