Hongrie: une organisation membre du CSEE appelle à ce que les enseignant·e·s fassent partie des groupes prioritaires pour la vaccination COVID-19

Informations actuelles: 06 janvier 2020

L’épidémie de COVID-19 est une crise de santé publique totalement différente de tout ce à quoi l’Europe a été confrontée depuis de nombreuses années. Alors que le personnel éducatif et ses syndicats sont aux prises avec l'épidémie, nous soutenons et informons les organisations membres dans toute la mesure possible.

Alors que l’éducation de la petite enfance et les écoles primaires ont rouvert en Hongrie, au milieu d’une flambée des infections au COVID-19 à travers l’Europe, les syndicats de l’enseignement se mobilisent pour défendre le droit des enseignant·e·s à un accès prioritaire à la vaccination. 

Les enseignant·e·s et les autres personnels de l'éducation comptent parmi les  travailleur·euse·s  les plus exposé·e·s au virus et leur vaccination est au cœur de la réouverture des écoles. En Hongrie, le gouvernement n'a pas pris les mesures nécessaires pour inclure les enseignant·e·s  dans le plan de vaccination prioritaire du pays, malgré l'engagement pris par les autorités sanitaires en décembre 2020. Au lieu de cela, le gouvernement hongrois a annoncé de manière surprenante que des centres de vaccination seraient largement mis en place dans les écoles, ignorant ainsi la déclaration de l'UNICEF du 4 décembre 2020 qui appelle à donner la priorité aux enseignant·e·s pour la vaccination contre le COVID-19, après les personnels de santé et les personnes les plus à risque. 

Par conséquent, l'organisation membre hongroise du CSEE, SEH-PSZ, a publié le 4 janvier 2021 une déclaration appelant le gouvernement à inclure les professionnels de l'éducation dans le troisième groupe prioritaire et à ne pas ouvrir les centres de vaccination dans les locaux d’établissements scolaires. 

Cette demande est partagée par les enseignant·e·s et les autres personnels de l'éducation à travers l'Europe car de nombreux plans de vaccination ne les incluent pas. En Lituanie, les enseignant·e·s ne sont pas inclu·se·s en tant que groupe prioritaire malgré les appels de l'organisation membre du CSEE, LESTU. Des demandes similaires se font entendre en Belgique et en France. Au Royaume-Uni, à la suite d’une pétition, le Parlement devrait examiner la question de la priorisation des enseignant·e·s. En Allemagne et en Pologne, bien que les enseignant·e·s  soient inclu·se·s dans des groupes prioritaires, les plans manquent de clarté opérationnelle comme le dénoncent les organisations membres du CSEE, GEW et ZNP

Pour l'avenir, et alors que l'Europe subit une nouvelle vague d'infections au COVID-19, la Directrice européenne du CSEE, Susan Flocken, déclare: «Le CSEE continue de soutenir ses organisations membres, dont beaucoup sont susceptibles de faire face à des luttes similaires pour assurer la santé et la sécurité de leurs affiliés. Le CSEE soutient ses organisations membres dans leurs revendications pour des conditions de travail saines et sûres dans le secteur de l'éducation et le rétablissement de cette profession fondamentale après la fin de la pandémie. Nous travaillons ensemble pour des écoles saines, sûres et inclusives, conformément à la déclaration du CSEE La voie de la reprise après la crise du COVID-19